28.01.2009
Du rififi chez les scouts: Rencontres Romaines mène l'enquête
Si Rencontres Romaines se retrouve dans des rassemblements que seuls ses membres peuvent comprendre (AG, CA, SF, etc...), les scouts et guides de France (est-il besoin de les présenter?) ont captivé particulièrement notre attention lors de leur dernier et premier grand rassemblement hors les murs de ladite France: "chez nous", à Rome du 29 décembre au 2 janvier dernier.
12 guides furent chargés de cette belle mission anthropologique. L'expédition fût dirigée sous le haut patronage de deux de leurs membres, Valérie et Émilie, qui sont aussi les deux "permanentes" de l'histoire et du moment sous-décrit.
Seulement voilà, les choses se corsent quand on sait que la durée est courte (5 jours) et la masse grande (autour de 500, celui qui a le chiffre exact, ça m'intéresse !). Pas de quoi s'énerver pour autant, car tout RR sait bien que tout se règle en deux coups de cuillère (ici spatule) à gelato (traduction romaine de pot - car on dit bien, 2 coups de cuillère à pot, vous me suivez ?).
Paradoxalement, c'est RR qui est arrivé le plus éparpillé, mais que voulez-vous, les scouts c'est vraiment de l'organisation à la française, regardez: il n'aura fallu qu’un seul train (et lequel!) pour acheminer tout ce beau monde (les scouts) en une seule mais longue nuit ! Qu’importe, lundi après-midi 16h (heure romaine...) tout le monde est sur le pont: Santa Maria in Aracoeli (bien sûr, celle tout en haut des marches, coincée entre la « Machine à écrire » et la place du Capitole !). Et c'est le premier contact: ça sort par groupe de 30 un peu égarés, le regard qui laisse à peine transparaitre une petit fatigue bien compréhensible mais qui n'a pas son mot à dire: scout toujours !
Les cinq jours intenses qui vont suivre vont pouvoir alimenter notre étude sociologique certes, mais ce sont avant tout des rencontres ! (utiliserais-je ce mot fortuitement ?). Nous avons affaire là à un type bien précis d'homo sapiens, adultes pour la plupart (car certains en plus d'armes et bagages ont pris leur famille avec eux). Certains sont déjà venus à Rome, d'autre jamais.
On peut avoir affaire à celui qui sait tout (il y en a toujours au moins un), quelqu'un de versé dans le développement scripturaire et archéologique de l'étymologie iconographique paléochrétienne de l'étimasie en sa période tardo-byzantine, que ça vous épate toujours des gens comme ça. Il y a aussi le bienheureux, qui vous fait découvrir cette bonne vieille fontaine devant laquelle vous êtes passés 1 milliard de fois sans la remarquer. Le "je pose des questions, car vous savez moi tout m'intéresse", redoutable autant que passionnant. Le ou les photographe(s) (on est épaté par le professionnalisme de certains). Le gai-luron rajoutant toujours la blague qu'il faut ou qu'il ne faut pas, mais ça n'a aucune importance, pourvu qu'on s'amuse encore. Il y a le ou la timide qu'on ne remarquera pas hélas, mais qui nous l'espérons n'en aura pas manqué une goutte. Le rêveur qui lui est retourné au XVIIème siècle (ne l'en décrochons pas), le manageur (mais en fait tout le monde se tenait soi-même, scout toujours !).
Quelle galerie ! et elle n'est pas finie bien sûr, mais même à ceux qui n'ont pas eu les visites avec les scouts, vous reconnaîtrez certainement quelqu'un que vous avez guidé, une fois où l'autre. Cette dernière phrase cruciale de notre étude (ne perdons pas le fil) nous amène à une conclusion tout autant cruciale : les scouts sont des être humains. C'est épatant (pas tant.. que ça ? à vous de juger ;-)
Et les GG (gentils guides) ? Avouons que ce n'est pas souvent qu'on se retrouve si nombreux à Rome entre "anciens". De mémoire il y a eu bien sûr et non des moindres (à quand un témoignage là-dessus sur ce blog ?), mais ici c'est particulier. Déjà parce que c'est la fête du nouvel an, que nous nous connaissons tous plus ou moins et que chaque groupe de scout aura eu le privilège d'avoir chaque jour un guide différent pour ses visites: il s'agit de se compléter avec brio ! (à chacun sa méthode). Donnons quelques statistiques rapides: 2 permanentes sus-nommées, deux anciens permanents (une charte dû être établie pour éviter de trop lourds radotages), 3 membres du bureau de l'association (œil de Moscou bien clément me semble-t-il...), deux guides (temporairement) autochtones dont un pionnier, deux confirmés de choc et une première venue exceptionnelle.
Pourtant pas facile de se retrouver tous ensemble, les occasions (proposées et organisées de main de maitre par les permanentes et .. la providence parfois !) n'ont pas manqué toutefois: réunion avec le staff des scouts, soirée-débat improvisée sur les méthodes de guidage dans le bureau, réveillon-champagne dans un sympathique endroit, émerveillement devant le feu d'artifice vu de la terrasse de la Trinité, déjeuners ou diners, pauses avant ou après les visites (où chacun rivalise pour proposer sa meilleure adresse de restaurant), débriefing des journées ici ou ailleurs, dégustation de gelati au détour d'une rue pour les plus accros ou de caffè (ah il caffè !) pour les inconditionnels puristes etc... Certains ont même tenté (voire même réussi) pour les plus fada de visiter entre les visites, ils se reconnaitrons.
Des moments forts ? Difficile de trancher, car tout est beau à Rome on le sait (ou presque), La chapelle Sixtine pour les seuls 500 scouts avait quelque chose de magique: enfermés dans les musées, quel guide n'en a pas rêvé ? (si, celui qui ne voit que les musées en cauchemar, je peux comprendre). Le feu d'artifice embrasant le ciel de Rome est aussi un moment incontournable de Rome, où rien ne remplace le Trinité des Monts chère à notre coeur...
De cette expédition on pourrait plutôt encore parler d'épopée. Les survivants de tout bord le disent: ça valait le coup d'être vécu !!!!
Léonore Losserand
11:13 Ecrit par Fred dans Actualité de l'association | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











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